J'aurais pu vous parler de ma vie, de mon purpura
thrombopénique idiopathique, de mes hospitalisations, mes traîtements,
mes perfusions et mes divers régimes. J'aurais pu vous parler de mes
années de collège, où Karim n'avait que le mot "GROSSE" à la bouche en
guise d'appellation. J'aurais pu vous parler des corticoïdes et de mes
kilos en trop. J'aurais pu vous parler de l'internat, de mon quatrième
étage et de la fameuse chambre 413, plus communément appelée Chambre
des WINNEUSES. Tout comme j'aurais pu vous parler de mon année de
Terminale S qui est maintenant belle et bien terminée, de mon lycée, des gens que je
coitoie et de notre voyage en Chine qui s'est déroulé en Février.
J'aurais pu vous parler de Paul et de ses gentillesses à mon égard. Ou
encore, j'aurais pu vous parler de mon arrière-grand-mère avant qu'elle
ne disparaisse il y a quelques temps. J'aurais pu vous parler de la vie
à la campagne, des 40minutes de voiture pour aller jusqu'au lycée, avec
les splendides arbres de l'A64, de la vie ici au fond du pays basque,
de la verdure et de l'envie de grande ville. J'aurais pu vous parler
des mûres qu'on ramasse avec ma soeur pour faire de la confiture, de ma
grand-mère qui est 10x plus qu'une simple "mamie gâteau", des parties
de belote avec ma soeur, ma grand-mère et mon feu grand-père. Peut-être
aurait-il fallu que je vous parle de notre conception de la famille
vraiment fabuleuse, de l'importance qu'on attache à nos ailleuls.
D'ailleurs j'aurais pu vous parler d'Alexa, ma soeur jumelle à laquelle
je ne ressemble en aucun cas. J'aurais pu vous parler de Marion et
Mathilde deux filles extraordinaires, ou bien de Pauline grâce à qui
j'ai passé une excellente année l'an dernier et dex excellentes sorties
depuis. J'aurais pu vous parler de Naffaroaren Eguna, Lapurtaren
Biltzarra, Herri Urrats que j'attends avec impatience. Je pourrais vous
parler de Nina et Elsa qui sont réellement timbrées. Ou bien, j'aurais
pu vous parler de nos compatriotes internes, tout comme du festival des
lycéens. Je pourrais vous parler de MON pays, et de ses traditions.
J'aurais pu vous parler d'IZAKI, de Ihauteri et des Mascarades. Ou bien
du Patxaran. Je pourrais vous parler de tout ces capots, ces joints
roulés au près de Mathilde, de la chicha que j'ai eu à 140DH, de
Gabrielle et ses paroles "un soupçon" m'a-t-elle dit. J'aurais pu vous
parler de Marie-Eve. J'aurais pu aussi vous parler de la fameuse salle
303, ou de la Cavailles. Je pourrais vous parler du régime que je suis
scencé faire et sûrement des 20kilos en trop que j'ai sur les hanches.
J'aurais pu vous parler de mon frère qui est au Gabon depuis décembre
et qui me manque énormément. Je pourrais vous parler de l'année qui
vient de s'écouler et qui au final est moins exécrable que ce que
j'aurais pu imaginer. Tout comme j'aurais pu vous parler de mon
complexe d'infériorité vis à vis d'une personne. J'aurais pu vous
parler de mes splendides vacances trop courtes avec EHZ, Paris, Le
Maroc, et toutes ces fêtes de villages. J'aurais pu vous parler de Xabi
et de tout ce qu'il me dit, d'Adeline et son rire, Oscar et ses mains
baladeuses, de Ligia et son art, de François et son frère, de Fanny et
sa farine, de Laura et sa mousse au chocolat, de Manon et sa salopette.
Je pourrais vous parler de mes seins qui sont trop gros pour moi.
Peut-être j'aurais du vous parler de moi, de ma vie, de mes envies. De
mes envies de métiers futurs, de mes passe-temps, de mon emploi du
temps, de la conduite accompagnée, de la danse ou du txistu. Peut-être
j'aurais pu vous dire plus tôt que je ne conçois pas de vivre toute sa
vie avec la même personne, mais que je meurs d'envie de la passer à ses
côtés. Je pourrais vous parler de Claire aussi. Ou de Charles, une des
personnes les plus intéressantes. Je pourrais vous parler de l'école
que j'ai envie de faire dans quelques mois, et de ma vie d'étudiante,
de l'appartement en colocation à Paris dans le 11ème avec Valentine et Marie. Tout comme je peux maintenant vous parler des thés à la menthe a 2euros au café de la Mosquée. J'aurais pu vous parler d'un nouveau
problème qui s'ouvre à moi, et dont je connaissais l'existence depuis
plus de 2ans. Mais ce problème a été très récemment remis en question
grâce à une personne. Je pourrais vous parler d'elle d'ailleurs, et de
sa gentillesse... Mais il n'y a pas qu'elle. J'aurais pu vous parler de
David et Edith, deux personnes au talent respectif exceptionnel, deux
personnes avec lesquelles on ne peut rester la même, deux personnes
grâce à qui on passe des soirée de folie et des après midi de feu. Mais aussi Thomas et François qui sont tout simplement génialisimes, de mes nouvelles rencontres parisiennes, dont Florian qui doit dès lors nous prendre pour des cinglées finies. J'aurais pu vous parler des performances qu'on a pu faire, comme celles des vers de terre dans une boite en échafaudages ou des anthropométries qui nous ont coutés une réputation de filles qui "posent à poil pour des blogs". Je pourrai vous parler de tous ces thés a 2euros50 achetés au Kalaka a Bayonne, ou bien des sténopés et diverses photos prises avec les filles.
J'aurais pu vous parler du chinois qui est une des langues les plus
belles au monde. J'aurais pu vous parler de mes problèmes divers.
J'aurais pu vous parler de Ballet biarritz, et de ma famille. J'aurais
pu vous parler Julien. Tout comme de Jan-Loup. J'aurais pu vous parler
de mon admiration pour Clarisse et de la filière que j'avais choisi de
faire. J'aurais pu...
Mais on remarque une chose, on s'attache et on prend
importance à des choses bénines et peut-être arrive-t-on même à oublier
l'essentiel...